Informations

Le retard du gouvernement concernant l’évacuation des personnes bloquées a aggravé la situation

Des spécialistes : La fermeture des frontières n'a pas évité à l'Algérie une seconde vague

Après que le gouvernement ait pris beaucoup de retard pour évacuer les algériens bloqués à l’étranger, et des individus de la communauté algérienne qui ont des cas d’urgence, au début de la propagation du coronavirus, et aussi après la baisse des contaminations. Leur situation s’est aggravée, car ils ont perdu tout espoir en la réouverture des frontières, au vu des conditions que traverse actuellement l’Algérie avec la deuxième vague de ce virus.

Le journal de « La Communauté Algérienne » s’est entretenue avec des spécialistes pour évoquer ce problème, et essayer d’en trouver une solution.

Le docteur Houssam eddine Zaimeche, médecin en réanimation et anesthésie, pense que la décision de fermer les frontières au pic de la première vague du coronavirus était une bonne décision, comme pour la majorité des pays qui ont pris cette décision, cela a retardé la propagation du virus, et éviter ainsi la contamination d’un grand nombre de personnes, surtout ceux atteints de maladies chroniques, ainsi que les vieilles personnes.

Mais, avec le temps qui passe, la diminution des contaminations et la stabilité de l’état sanitaire, il valait mieux penser avec souplesse et sagesse pour trouver un compromis, comme le ferait un pilote d’avion lorsqu’il plane, il pense aux prochaines dix minutes, en se préparant à toute urgence.

Notre interlocuteur ajoute que c’est le cas aussi dans son métier de médecin d’anesthésie, il doit penser à toutes les possibilités et les complications qu’il pourrait rencontrer, et comment il pourrait les traiter avant qu’il ne soit trop tard. Avoir un regard plus attentif sur les choses aiderait beaucoup à éviter des problèmes et des complications qui peuvent être fatales.

Et c’est pour cela qu’il pense que la décision de fermer les frontières était mauvaise, car elle a nuit à beaucoup de gens qui sont sortis de l’Algérie pour se faire soigner, pour travailler ou pour faire du tourisme.

Le docteur Zaimeche a affirmé « Il n’est pas raisonnable de te priver de ton pays à cause de la fermeture du domaine aérien, et nous voyons toutes les semaines des vols d’évacuations et des avions étrangères qui entrent et qui sortent de l’Algérie ».

« La plupart des pays a effectué des vols d’évacuation pour ses citoyens peu importe le coût« 

Notre interlocuteur ajoute que « la plupart des pays a effectué des vols d’évacuation pour ses citoyens, peu importe le coût ou la gratuité, l’essentiel c’est qu’il y’a eu une initiative. Et si on prend à titre d’exemple les pays voisins, ils ont eu plus d’expérience et de savoir-faire dans la gestion de la crise. Actuellement, tu peux voyager en Egypte, en Tunisie ou au Maroc, il te suffit de présenter un test négatif avant de voyager, sans test tu ne peux pas monter en avion ».

Il est évidemment probable de contracter le virus après le test, mais aller aux cafés ou faire du shopping représentent la même probabilité. 

Le docteur a conclu par : « Le sentiment de l’Homme qu’il n’y a pas de patrie qui se tient derrière lui, privé de sa famille et ses proches, est un sentiment pire que la mort elle-même. Les ressortissants algériens souffrent de deux choses, l’amertume du coronavirus et l’amertume d’appartenance ».

Possibilité de réouverture des frontières à 30% seulement pour les cas urgents 

Le docteur Krib Houssam, médecin spécialisé en gériatrie et en rééducation médicale, et président de l’association du savoir de l’échange dans le domaine médical, a déclaré pour « L Communauté Algérienne » que l’Algérie était capable d’évacuer les algériens bloqués à la vitesse requise.

Il a ajouté : « mais la fermeture des frontières durant au cours de la première vague du coronavirus était compréhensible, car la situation était universelle et toutes les frontières étaient fermées ».

Le docteur Houssam a affirmé qu’après que les choses se soient améliorées et la diminution des contaminations, la majorité des pays du monde ont réouvert leurs frontières, les peules ont été soulagés de communiquer avec leurs familles, et ils ont même voyagé vers d’autres pays afin de les voir.

Néanmoins, l’Algérie et certains pays ont poursuivi la fermeture totale des frontières, et notre interlocuteur ajoute qu’à son avis en tant que spécialiste et de son point de vue scientifique, ce n’est pas justifié.

Il a rajouté : « Aujourd’hui nous enregistrons une augmentation de contaminations, malgré la fermeture des frontières, et l’état des hôpitaux s’est détérioré ». Donc, et selon lui, la hausse des contaminations n’est pas liée à la fermeture ou à l’ouverture des frontières. Et la demande de réouverture de ces dernières ne concerne pas tous le monde, mais seulement les cas urgents.

Enfin, il a précisé que le gouvernement pourrait ouvrir les frontières progressivement à seulement 30%, en attribuant des sièges pour les cas urgents.

« On ne peut pas priver et séparer les familles pendant presque une année. Poursuivre la fermeture des frontières est illogique et déraisonnable, et nous demandons l’ouverture de frontières exceptionnelles pour la communauté algérienne afin qu’il puissent visiter leurs familles. »

Une période difficile qu’il faudrait endurer pour se mettre à l’abri

Le membre du comité scientifique chargé de suivre la propagation du coronavirus, le docteur Bekkat Berkani, a un avis différent, car il a affirmé que l’Algérie souffre de capacités matérielles et humaines ai niveau des hôpitaux, et une réouverture des frontières au début de la propagation du coronavirus ou après l’augmentation de nouveau des cas, aurait entrainé l’Algérie dans un vortex incontrôlable.

Notre interlocuteur s’est montré compréhensif envers les conditions vécues par les gens de la communauté suite à cette décision, mais il s’agit d’une situation temporaire qui nécessite la solidarité et la coopération jusqu’à ce que nous passion cette épreuve.

Il ajoute : « Il est vrai que plusieurs pays dont nos voisins ont réouvert leurs frontières, mais maintenant ils vivent dans un état de santé catastrophique qu’ils n’ont pas pu contrôler, à cause de l’augmentation des cas et le regorgement des hôpitaux par les cas urgents ».

Le docteur a signalé que le nombre de cas a atteint les 800 cas en Algérie avec les frontières fermées, un nombre qui se multiplierait par deux si les frontières venaient à être ouvertes.

Il a conclu en invitant la communauté algérienne à se montrer patiente, surtout que l’annonce d’un vaccin se rapproche de plus en plus. Un vaccin que l’Algérie va obtenir afin de se débarrasser ce cette épidémie et retourner à la vie normale d’auparavant avec la réouverture des frontières.

Les sociétés de transport ont subi de lourdes pertes matérielles suite à la fermeture des frontières mais l’intérêt du pays et du citoyen passe avant

Une source de la société du transport maritime a déclaré que cette dernière a enregistré un déficit budgétaire important à cause de la fermeture des frontières, et l’arrêt du transport domestique et international.

Et malgré la présentation d’un protocole sanitaire permettant le transport maritime des voyageurs, sauf que le comité scientifique ne l’a pas approuvé.

Notre contact ajoute que l’intérêt de la patrie et la protection de la santé du citoyen passent avant tout, surtout que l’Algérie souffre d’un manque de ressources. Et malgré toutes les ressources que possèdent les grandes nations du monde, sauf qu’elles n’ont pas pu contrôler la propagation du coronavirus.

Alors que Nazih Berramdane, conseiller du président de la république chargé du mouvement associatif et de la communauté algérienne à l’étranger. Il affirme que la décision d’évacuation ou de réouverture des frontières revient au comité scientifique, et aux décisions du premier ministère.

M. Berremdane ajoute qu’il existe des autorisations quotidiennes spécifiques aux cas qui l’exigent. Les premiers mois de l’épidémie ont connu de gros efforts concernant l’évacuation, même pour les cas humanitaires en donnant des autorisations. Le gros problème qui demeure est la fermeture imposée suite à l’épidémie, chose qui nécessite des efforts de la part du gouvernement et la solidarité des gens de la communauté à l’étranger. Et c’est ce que nous avons vu dans tous les pays du monde, cela nécessite de la patience, et cette épidémie passera et les chose reviendront à la normale.

Farida Tchamakdji / O.Dahmane

  

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
error: المحتوى محمي !!